Tout ce qu’ils et elles ont toujours voulu savoir sur les vins bio et biodynamie

Cette année, pour la première fois au concours des vins de la Foire d’Avignon, les vins bio et biodynamie primés auront leurs propres macarons. Une innovation liée à un phénomène incontournable : la proportion de plus en plus importante (plus de 10 %) que représentent  ces vins dans la production en France, le Languedoc, la Vallée du Rhône et la Provence étant particulièrement concernés. « Nous sommes les premiers sur les concours traditionnels à proposer ces nouveaux macarons » a d’ailleurs précisé José Gonzalvez, le président de l’association qui organise le Concours d’Avignon.

Pour familiariser les dégustateurs avec ces nouvelles pratiques (et anticiper sur la création de tables de dégustation spécifiques), il a donc été décidé d’organiser un atelier sur ce thème. Toujours sous la houlette de Géraldine Clément, la sommelière attitrée de ces ateliers, et de Jacqueline Giraud-Eyraud, sommelière elle aussi, qui s’est spécialisée dans les vins bio. Diplômée de l’Université de Suze-la-Rousse, elle est membre de la Fédération des organismes de bio-dynamique. Toutes les deux ont donc proposé à la vingtaine de dégustateurs présents de découvrir six vins (3 blancs, 3 rouges) représentatifs de la production du sud  de la Vallée du Rhône : A fleur de Pampe, un Visan 2016 du domaine La Florane (marsanne, roussanne, viognier) ;  un ventoux 2016, Les Safres de mon enfance (grenache, roussanne, vermentino et viognier) du Mas Oncle Ernest à Entrechaux ; et la cuvée Analys du  domaine Fond-Croze à Saint-Roman-de-Malegarde : un 100 % viognier. De quoi émoustiller les papilles…

Puis sont arrivés les rouges : Lou Pitchoun du domaine des Gravennes à Suze-la-Rousse (grenache, syrah, mourvèdre);  une cuvée vieilles vignes 2015 du domaine Amadieu à Cairanne (grenache, mourvèdre, syrah, carignan) ; et un lirac rouge du domaine des Maravilhas à Saint-Laurent des Arbres (grenache, mourvèdre).

Au-delà de la dégustation très appréciée de ces vins – certains en bio, d’autres en biodynamie – ce qui a particulièrement intéressé les participants de cet atelier, c’est la bien la philosophie qui entoure ces mode de culture de la vigne si particuliers. Car du vin bio au vin nature, en passant par le vin biodynamique, c’est tout un choix philosophique qui s’opère, qui vise à retrouver si possible l’expression naturelle du terroir. Avec des restrictions ou des interdictions sur l’emploi des désherbants, des pesticides,  des engrais ou autres produits de synthèse et des vendanges manuelles… Des pratiques qui s’attachent entre autres à réduire les teneurs en sulfites ou SO2 ou dioxyde de soufre ou encore anhydride sulfureux… autant de termes pour désigner ce fameux soufre qui donne parfois mal à la tête ! Toutes ces explications ont été fournies de manière alerte par Géraldine et Jacqueline qui ont agrémenté leurs propos de quelques anecdotes et commentaires qui ont passionné les participants.

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